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Te Quiero

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Elle décida de prendre le taureau par les cornes et d'en faire son cheval de bataille, son obsession de dada, car elle se sentait femme avec le diable au corps qu'elle aima représenter dans la pure tradition, avec ses sabots et ses poils de bouc.

Elle crierait souvent « Te quiero » pour signaler sa présence, de sa première loge féminine, afin que l'on comprît bien qu'elle ne lâcherait pas les étriers ni ne sauterait en marche, aussi longtemps que la bête ne serait pas domptée, qu'elle fût bovidé ou équidé.

Il y aurait scène de ménage comme on n'en fait plus, une belle scène cavalière, du moins aussi longtemps que la bête n'admettrait pas que la femme qu'elle avait sur le dos était une femme à poigne amoureuse qui, si elle avait abattu la bride, ne lâcherait pas les rênes.

Jacques Lacolley